La fondation de Paray-le-Monial :
En 971, le Comte Lambert demande à Saint Mayeul d’implanter un monastère. Édifice majeur de Paray-le-Monial, cette église romane, restaurée au XIXe siècle, est un fleuron de l’art roman bourguignon, édifié pour la gloire et la louange de Dieu.
Architecture :
De l’extérieur, la façade arbore une remarquable simplicité. Le narthex et la tour de droite datent de la première église.
Le chevet présente un harmonieux étagement d’arrondis. Le cercle est un symbole céleste ; il marque l’espace sacré des édifices religieux, en contraste avec les parties angulaires, symboles d’unification.
Le clocher n’est ni vraiment angulaire, ni parfaitement rond. Là se joignent le ciel et la création. Huit côtés symbolisent le 8e jour, celui de la résurrection du Christ, source de la foi célébrée dans cette maison de Dieu.
L’édifice s’élance sur une hauteur de 22 m, 25 m à la croisée du transept, pour une longueur de 63,5 m. Il conjugue partout le chiffre 3 : nefs composées de 3 travées surplombées de 3 arcatures, puis de 3 fenêtres ; le chœur lui-même compte 3 absidioles…
La fresque du chœur date du XIVe et ne fut découverte qu’en 1935 ; l’abside sphérique symbolise le ciel où trône le roi de la Création : le Christ en Gloire bénissant.
Sainte Marguerite-Marie Alacoque
Fort éprouvé par la peste noire de 1346-1348, puis par la guerre de Cent ans, et enfin par les guerres de religions, le prieuré de Paray-le-Monial n’est plus que l’ombre de lui-même lorsque, le 20 juin 1671, Marguerite Alacoque entre au monastère de la Visitation Sainte Marie. Marguerite voit le jour le 22 juillet 1647 à Vérovres, petit village du charolais situé à 30 km de Paray-le-Monial. En 1672, elle fait profession solennelle dans l’Ordre. Au cours de sa vie religieuse, sainte Marguerite-Marie aura trois grandes apparitions du Christ qui lui présenta son cœur : « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui ne reçoit en échange que des ingratitudes de ceux qui lui sont consacrés ». Très vite, Marguerite-Marie reçut le soutien et les conseils spirituels d’un jésuite saint Claude La Colombière.
De Paray-le-Monial, naquit une dévotion gigantesque, appelée le culte du Sacré-Cœur. Des pèlerinages naquirent à Paray-le-Monial et des sanctuaires furent construits aux quatre coins du monde, le plus célèbre (en France) étant la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
Le Renouveau
Aujourd’hui, ce pèlerinage, qui avait semblé tomber dans un relatif oubli, connaît un grand succès. Le Renouveau charismatique y fit sa première session en 1975 qui fut poursuivie par de nombreuses rencontres animées par la Communauté de l’Emmanuel. Le pape Jean-Paul II y vint en pèlerinage le 5 octobre 1986.
Depuis 1986, l’évêque d’Autun a confié l’animation de ce lieu à la Communauté de l’Emmanuel. Le nombre de pèlerins ne cesse de grandir et des rassemblements se succèdent au cours de l’été mais aussi toute l’année.


