« Ce n’est pas un club de rencontres »

Ludovic Manchon, 41 ans, est pour la deuxième fois, responsable du parcours célibataire aux sessions. Il en explique le fonctionnement.

Le JSL : Pourquoi existe-t-il des parcours réservés aux célibataires ?
Ludovic Manchon : « Le célibat est vécu comme une angoisse existentielle et cela peut se traduire par un combat spirituel. Certains ont compris comment vivre cette situation mais la plupart le vivent mal car tous arrivent avec une angoisse : se marier. Nous sommes là pour leur dire que cette situation n’est difficile qu’en apparence et que nous avons tous une vocation intérieure qui correspond à notre identité profonde. Nous essayons aussi de démystifier le mariage ».

Le JSL : Comment se déroule ce parcours célibataire ?
L.M. : « Le parcours est destiné aux 35 ans et plus parce que c’est une période de questionnement. Le parcours se compose de cinq demi-journées avec des interventions et des échanges. Nous avons organisé une journée d’intégration à l’Hôtel du Prieuré et des jeux d’intégration comme des rallyes. Cela fait tomber les barrières".

Le JSL : Qu’attendent les célibataires de ce parcours ? Rencontrer quelqu’un ?
L.M. : « Bien-sûr, certains l’envisagent. Mais ce n’est pas un club de rencontres non plus. Le parcours doit permettre de vivre cette situation de manière décomplexée.

Le JSL : N’est-ce pas stigmatiser les célibataires que de leur faire un parcours réservé  ?
L..M. : « Nous avons besoin d’être reconnus dans notre souffrance sans pour autant être montré du doigt. En même temps, le parcours célibataire se déroule en pleine session des familles car les célibataires sont des familles en devenir ».

Le JSL : Comment envisagez-vous les prochains parcours pour célibataires ?
L.M. : « Ce parcours a beaucoup de succès. Nous avons eu 350 participants. Une retraite pour célibataire est prévue entre le 24 et 26 octobre à Paray. C’est une première" !

Propos recueillis par Caroline Musquet