Le JSL : Pourquoi existe-t-il des parcours réservés aux célibataires ?
Ludovic Manchon : « Le célibat est vécu comme une angoisse existentielle et cela peut
se traduire par un combat spirituel. Certains ont compris comment vivre cette situation
mais la plupart le vivent mal car tous arrivent avec une angoisse : se marier.
Nous sommes là pour leur dire que cette situation n’est difficile qu’en apparence et que
nous avons tous une vocation intérieure qui correspond à notre identité profonde. Nous
essayons aussi de démystifier le mariage ».
Le JSL : Comment se déroule ce parcours célibataire ?
L.M. : « Le parcours est destiné aux 35 ans et plus parce que c’est une période de
questionnement.
Le parcours se compose de cinq demi-journées avec des interventions et des
échanges. Nous avons organisé une journée d’intégration à l’Hôtel du Prieuré et des
jeux d’intégration comme des rallyes. Cela fait tomber les barrières".
Le JSL : Qu’attendent les célibataires de ce parcours ? Rencontrer quelqu’un ?
L.M. : « Bien-sûr, certains l’envisagent. Mais ce n’est pas un club de rencontres non
plus. Le parcours doit permettre de vivre cette situation de manière décomplexée.
Le JSL : N’est-ce pas stigmatiser les célibataires que de leur faire un parcours réservé
?
L..M. : « Nous avons besoin d’être reconnus dans notre souffrance sans pour autant
être montré du doigt. En même temps, le parcours célibataire se déroule en pleine
session des familles car les célibataires sont des familles en devenir ».
Le JSL : Comment envisagez-vous les prochains parcours pour célibataires ?
L.M. : « Ce parcours a beaucoup de succès. Nous avons eu 350 participants. Une
retraite pour célibataire est prévue entre le 24 et 26 octobre à Paray. C’est une
première" !
Propos recueillis par Caroline Musquet





